23 janvier 2020

Cinq façons dont l’éducation peut aider à lutter contre le travail des enfants dans les communautés productrices de cacao

L’éducation est au cœur de la lutte contre le travail des enfants. Au fil des ans, l’Initiative internationale du cacao a aidé des milliers d’enfants des communautés productrices de cacao à accéder à une éducation de qualité. Comme l’ont montré les recherches, les taux de travail des enfants sont plus faibles dans les communautés qui ont un meilleur accès à une éducation de qualité.

À l’occasion de la Journée internationale de l’éducation, nous mettons en lumière cinq façons dont l’éducation peut avoir un impact lorsqu’elle s’efforce de garantir aux enfants un avenir exempt de travail dangereux.

L’accès est important, mais la qualité l’est tout autant

L’amélioration de l’accès à l’éducation est essentielle, mais il est tout aussi important de fournir une éducation de qualité. Pour améliorer l’accès, nous avons rapproché les écoles de la maison, aidé les enfants à obtenir des certificats de naissance – qui sont nécessaires pour passer les examens de l’école primaire – et fourni aux enfants les éléments essentiels pour étudier, tels que des manuels, des stylos, des uniformes et des chaussures.

Pour améliorer la qualité, nous avons soutenu les cantines scolaires et les programmes d’alimentation scolaire. Un repas nourrissant permet non seulement aux enfants de rester à l’école toute la journée, mais les aide à se concentrer sur leurs cours. Nous travaillons également avec les enseignants pour promouvoir un environnement sûr et inclusif dans les salles de classe, et nous les formons aux méthodes d’enseignement innovantes qui ont fait leurs preuves pour améliorer l’apprentissage.

Consultez l’infographie ci-dessous pour en savoir plus ou lisez l’étude de l’ICI « Qualité de l’éducation et travail des enfants » : Examen des données recueillies auprès des communautés productrices de cacao en Côte d’Ivoire et au Ghana ». Les recherches ont montré que le travail des enfants est nettement plus faible dans les communautés disposant d’une école primaire, mais encore plus lorsque d’autres services sont également présents. Ces conclusions éclairent notre travail avec nos partenaires, contribuant ainsi à améliorer les environnements d’apprentissage.

 

Combler l’écart

Dans de nombreuses communautés productrices de cacao, les enfants peuvent ne pas avoir la possibilité d’aller à l’école. L’absence de services éducatifs dans les communautés locales, les longues distances à parcourir pour se rendre à l’école ou le travail dans l’exploitation familiale peuvent tous jouer un rôle. Les classes de transition sont conçues pour aider les enfants qui ont pris du retard à réintégrer le système scolaire et à se tenir à l’écart d’un environnement potentiellement dangereux dans l’exploitation. Ces classes peuvent ouvrir la porte à toutes sortes d’autres formations, y compris des programmes d’apprentissage.

Prenons l’exemple d’Emma, Guillaume et Jean-Marc, trois enfants de la communauté Zatta en Côte d’Ivoire. Pour diverses raisons, ils n’ont pas pu aller à l’école régulièrement. Mais, après s’être inscrits dans des classes de transition, ils ont rattrapé leurs camarades. Aujourd’hui, ils se réjouissent de poursuivre leurs études après avoir réintégré le système scolaire.

 

Offrir des alternatives

Les enfants plus âgés et les adolescents risquent davantage de s’engager dans le travail des enfants et d’être exposés à des travaux dangereux. C’est ce qui est arrivé à Bernice, une jeune Ghanéenne. Après avoir terminé le premier cycle du secondaire, ses parents n’ont pas pu payer ses études. Mais avec le soutien du Comité communautaire local de protection de l’enfance, Bernice a pu s’inscrire à un programme d’apprentissage. Maintenant, en apprenant son nouveau métier auprès d’un maître tailleur, Bernice a la possibilité de mettre fin au travail dangereux des enfants et de se forger son propre avenir.

Une éducation qui va au-delà des enfants

Dans les ménages où les adultes sont alphabétisés et instruits, les taux de travail des enfants sont plus faibles et leurs enfants ont plus de chances d’aller à l’école. C’est pourquoi l’éducation des adultes et des parents est si importante. Offrir des cours d’alphabétisation et de calcul aux adultes, en particulier aux femmes, peut contribuer dans une large mesure à créer les conditions nécessaires pour que les enfants soient mieux protégés, aujourd’hui et pour les générations à venir.

L’introduction d’autres sources de revenus, le soutien à la création de petites entreprises (comme la fabrication de savon ou la vente de poisson séché) et la formation à de nouvelles compétences peuvent générer des revenus supplémentaires précieux, qui vont souvent directement aux femmes. Ces effets positifs peuvent se traduire par un revenu disponible plus important pour poursuivre l’éducation d’un enfant. Avec le soutien de l’ICI, un groupe de femmes de la communauté de Yawboadi, au Ghana, a appris les meilleures pratiques en matière de culture du riz. Hawa Yakuba, une des femmes, a expliqué comment avant l’intervention, elle ne parvenait à cultiver qu’un sac de riz.  » Pour la première fois, j’ai récolté six sacs de riz « , a-t-elle dit plus tard.  » L’argent que j’ai gagné grâce à la vente de la récolte a été investi dans l’éducation de mes enfants et une partie a été réinvestie dans la ferme.  »

Conscience : Un premier pas vers une solution

L’éducation peut également se faire au niveau de la communauté. Ici, les facilitateurs communautaires comme Joseph Mensah sont essentiels. Joseph travaille dans le cadre du Système de surveillance et de remédiation du travail des enfants (CLMRS) de Tony Chocolonely. Des facilitateurs comme Joseph travaillent avec les communautés cacaoyères, font la promotion des avantages de l’éducation auprès des enfants et des adultes, et font un travail vital en expliquant la différence entre les travaux légers autorisés, qui peuvent enseigner aux enfants des compétences précieuses, et les travaux dangereux, qui peuvent nuire à leur développement. En 2018, les facilitateurs communautaires de l’ICI ont touché plus de 674 000 membres des communautés par le biais de sessions de sensibilisation. Pour en savoir plus sur le CLMRS, cliquez ici.

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