13 juillet 2020

Cinq raisons pour lesquelles il est important de développer les compétences des jeunes dans les communautés cacaoyères

La Fondation International Cocoa Initiative (ICI) travaille à ce que les communautés cacaoyères puissent prospérer et protéger leurs enfants des dangers du travail des enfants. Grâce au développement communautaire et aux Systèmes de Suivi et de Remédiation du Travail des Enfants (SSRTE), la Fondation ICI travaille avec ses partenaires pour aider les jeunes adultes à suivre des formations en apprentissage. À l’occasion de la Journée mondiale de la jeunesse et des compétences, nous vous présentons cinq façons dont le développement des compétences des jeunes peut contribuer à lutter contre le travail des enfants.

Offrir des opportunités au-delà du cacao

Mariam, une jeune fille de Petit Guiglo en Côte d’Ivoire, ne voyait pas d’avenir pour elle dans la cacaoculture. Elle voulait apprendre un métier et faire autre chose. Inscrite en apprentissage chez un couturier, elle a développé une passion pour son travail. Cela lui a ouvert d’autres possibilités et elle s’est consacrée à l’apprentissage, dans l’espoir de pouvoir un jour travailler à son compte. De la même manière qu’il est important d’offrir des moyens de subsistance alternatifs aux familles d’agriculteurs, offrir ces possibilités aux enfants peut les aider à être autonome financièrement et à soutenir leurs familles à l’avenir.

Protéger les enfants contre les situations dangereuses

Birago Augustina a commencé à travailler pour l’ami de sa mère avec la promesse d’apprendre à devenir coiffeur. Au lieu de cela, elle a été forcée à mendier dans la rue. De retour chez elle, elle a commencé à travailler dans la plantation familiale. Le comité de protection de l’enfance l’a aidée à suivre un programme d’apprentissage pour apprendre à devenir coiffeuse, comme elle l’avait toujours voulu. « Je n’avais aucune compétence quand je restais à la maison », explique-t-elle. « Maintenant, je sais comment tresser, coiffer des cheveux et fixer des tissages. J’ai réalisé à quel point le métier de coiffeuse peut être lucratif ».

Fournir un soutien aux enfants non scolarisés

Les jeunes adultes qui ne vont pas à l’école courent souvent un risque plus élevé d’être impliqués dans le travail dangereux des enfants. De nombreuses familles de producteurs de cacao n’ont pas les moyens d’envoyer leurs enfants à l’école. De nombreux enfants plus âgés peuvent également ne pas vouloir poursuivre leurs études. Il est essentiel d’offrir des possibilités aux enfants non scolarisés si l’on veut les protéger contre le travail dangereux. Leticia, une jeune fille de Duekoué, a eu des difficultés à l’école et sa mère explique que cela n’était pas bon pour elle. Elle s’est inscrite comme apprentie mécanicienne, ayant ainsi une alternative au travail dans la plantation familiale.

Des modèles à suivre pour les autres enfants

« Mon but est d’apprendre à très bien coudre », dit Shaibu Abubakar, du camp Afriseni au Ghana. « Pour que je puisse en vivre et aussi prendre soin de ma famille ». Mais il a aussi d’autres ambitions. Il espère devenir un jour professionnel dans son métier et utiliser ses compétences pour enseigner aux autres membres de sa communauté. En initiant les jeunes adultes à de nouvelles compétences, ils peuvent devenir des modèles pour les personnes de leur âge et les autres familles. Cela peut à son tour contribuer à créer des communautés autonomes qui protègent leurs enfants et leur avenir.

Réaliser ses aspirations

En 2017, Maria Sawadogo de la communauté de Zatta rêvait de devenir coiffeuse avec son propre salon de coiffure, ses propres outils, ses propres clients. Après avoir suivi une formation auprès d’un coiffeur professionnel, elle a pu apprendre les ficelles du métier et se lancer dans sa nouvelle profession deux ans plus tard seulement. Son succès lui a permis de commencer à travailler pour elle-même, comme elle s’y était engagée.


Au cours des cinq dernières années, la Fondation ICI a tiré les leçons de ce qui fonctionne grâce à la mise en œuvre de son programme de développement communautaire et du SSRTE. Ces programmes ont bénéficié à plus de 380 000 enfants depuis 2015. Dans les mois et les années à venir, nous nous concentrerons sur l’élargissement de cet impact avec nos partenaires, afin d’atteindre encore plus d’enfants et de communautés de cacao. Pour en savoir plus, consultez notre rapport annuel 2019 ou regardez un court métrage sur l’impact des apprentissages au Ghana.

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