Actualités 21 novembre 2014

Ensemble, nous y parviendrons

Comment s’assurer que ce qui marche en matière de protection de l’enfance dans les communautés cacaocoles de l’Afrique puisse être amplifié, était le thème qui a réuni le 18 novembre 2014 des participants lors des assises des parties prenantes de ICI.

Des représentants du secteur du cacao et du chocolat, de pays producteurs de cacao, de défenseurs des droits de l’enfant, de syndicats des travailleurs, des organisations de la société civile et des organismes des Nations Unies ont échangé sur les bonnes pratiques en matière de protection de l’enfant dans le secteur du cacao, ainsi que les obstacles à leur réalisation.

« Il est possible que le Ghana devienne un pays qui ne recourt plus à la main-d’œuvre infantile, « a affirmé Andrews Tagoe du Syndicat général des travailleurs agricoles du Ghana. Nous avons ici dans cette salle l’équipe de rêve qui travaille sans relâche sur le sujet. »

Au nombre des exemples d’obstacles à l’éducation rencontrés tant par l’UNICEF et que par les entreprises de transformation du chocolat opérant en Côte d’Ivoire, l’on a le manque d’écoles et le grand nombre d’enfants dépourvus d’extraits de naissance. Selon l’UNICEF, un enfant sur trois n’est pas enregistré à la naissance, et par conséquent, ces derniers ne peuvent pas faire d’études. Seulement cinq sur neuf enfants achèvent leurs études primaires tandis que seulement deux sur sept achèvent leurs études au collège. Malgré la solide performance économique récente du pays, un total de 52% d’enfants vit en dessous du seuil de pauvreté.

De l’avis d’Adèle Khudr, représentante de l’UNICEF en Côte d’Ivoire : « nous sommes ici pour découvrir comment le secteur du cacao, les ONG et l’ONU peuvent collaborer avec les autorités du Ghana et de la Côte d’Ivoire en vue d’impulser un changement systématique en faveur des enfants vivants dans les communautés cacaocoles.» « Nous avons la chance de traiter la question de la protection de l’enfant, car il n’y a personne sur cette planète qui puisse refuser quelque chose aux enfants. »

Au nombre des recettes porteuses de changement, des experts de divers secteurs ont convenu de la nécessité de donner davantage à la femme intervenant dans la communauté cacaocole voix au chapitre, un rôle décisionnel au sein de sa communauté, et la possibilité de percevoir un revenu. Les participants se sont également penchés sur les capacités nécessaires devant être renforcées et que l’on pourrait de manière stratégique mettre en relation au niveau des organisations de producteurs, de la chaîne d’approvisionnement et du gouvernement local et national afin de renforcer et d’intensifier la surveillance et la réhabilitation de l’enfant.

Selon les propos de Nick Weatherill de ICI: « Nous avons collectivement fait le bilan de ce que chaque acteur est capable de faire et fait actuellement, et comment nous pourrions passer à l’étape suivante.» « En sa qualité d’intermédiaire désintéressé, ICI occupe une position privilégiée au sein des divers regroupements de parties prenantes. Cet atout nous permet de définir des partenariats stratégiques et de catalyser des collaborations à même de prôner le changement à l’échelle du secteur et de transformer la vie des producteurs de cacao et de leurs familles. »

Pour lire le rapport en entier, clickez ici.

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