Nouvelles du terrain 12 mars 2015

La femme en point de mire – Nestlé et ICI: Une menue plante concrètise la

Nestlé and ICI: A simple plant makes schooling possible

L’autonomisation de la femme qui œuvre au sein de la communauté cacaocole de l’Afrique de l’Ouest, constitue l’un des moyens par lesquels ICI (membre de Nestlé) s’attaque au problème du travail des enfants. Nestlé, en collaboration avec l’Initiative internationale sur le cacao (ICI), aide les femmes à générer suffisamment de revenus pour scolariser leurs enfants,  sachant que l’éducation est l’un des moyens les plus efficaces qui permette de s’attaquer au problème du travail des enfants. Malheureusement, les familles n’ont souvent pas de moyens pour prendre en charge les frais de scolarité. Voici le modérateur essentiel qui s’invite dans cette situation: la simple et humble plante qu’est le manioc.

POUR UNE PLUS GRANDE VISIBILITE DU TRAVAIL DE LA FEMME

On ne fait pas souvent assez cas de  l’apport de la femme ivoirienne à la production du cacao. Les hommes perçoivent les subsides qu’offre le cacao;  ainsi la part de la femme dépend de sa relation avec l’homme. Si l’on peut aider la femme à générer davantage de revenus à partir de ses activités;  en théorie, l’on plus de probabilités que ce revenu soit consacré à la famille, dont la scolarisation des enfants. Nestlé et ICI se sont donc fixés pour  objectif d’aider les femmes à gagner suffisamment d’argent qui leur permettra d’assurer les études de  deux enfants.

UNE SIMPLE PLANTE DONT L’IMPACT EST PRODIGIEUX

Le manioc est l’une des cultures les plus xérophiles (résistantes à la sécheresse), capable de pousser sur quasiment n’importe quel type de sol. Or cette puissante arme permettant de lutter contre la faim s’avère utile dans une toute autre bataille: l’éradication du travail des enfants dans la culture du cacao communautés d’Afrique de l’Ouest. Traditionnellement, c’est la femme qui cultive le manioc. La démarche consistant à aider un plus grand nombre de femmes à créer de petites entreprises en qualité de productrices de manioc correspond aux pratiques culturelles de ces communautés. Outre la production de cultures vivrières qui permet de nourrir la famille, une partie de cette production peut être commercialisée et constituer une source de revenu directe pour la cellule familiale. Cette approche renforce leur statut tant au sein du ménage et de la communauté.

DES TERRES POUR LE CHANGEMENT

Si la femme doit cultiver le manioc pour générer des revenus supplémentaires, il faut qu’elle accède aux terres cultivables de sa communauté. Cette affirmation ne s’avère pas aussi simple qu’on pourrait l’imaginer. Les femmes ont très peu accès à la terre dans leurs villages. C’est un difficile exercice que de chercher à convaincre le chef du village pour qu’il mette à disposition un lopin de terre devant servir de parcelle de démonstration. Parvenir à persuader le mari et le responsable local  au sujet de l’importance de pareils projets peut vous prendre jusqu’à trois mois. Ce genre de démarche nécessite beaucoup d’échanges avec les différents membres de la communauté. Nick Weatherill, le Directeur exécutif de ICI affirme : « où nous avons des projets en cours d’exécution et qui fonctionnent à merveille, les premiers résultats sont encourageants. Les femmes que nous avons aidées rapportent plus d’argent qu’elles ont besoin pour  scolariser deux de leurs enfants. »

This website uses cookies to ensure you get the best experience on our website. Learn More